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Mercredi : Un réveil difficile Je pensais être habitué à la sortie de stase. C'est comme une libération, on est à nouveau libre de flotter dans les champs magiques, on peut les suivre un temps, mais il faut partir à la recherche d'un simulacre. Cette fois-ci, cependant, c'est différent. Les champs magiques sont affaiblis, je peine à m'y mouvoir. Il y a quelque chose qui ne va pas. Autours de moi, je perçois plusieurs Ka-Soleil, et aussi plusieurs pentacles. Il y a une autre présence aussi aussi dessus de nous, une forme ailée que je n'arrive pas à bien distinguer. Je vois ces pentacles hésiter, sondant les différents Ka-Soleil. Nous sommes cinq pentacles, il y a cinq humains. Ce n'est pas une coïncidence, quelqu'un nous a libéré volontairement. Je flotte vers le plus proche des futurs simulacres et le possède. Mais la sensation d'être pris dans une toile d'araignée ne cesse pas, mon contrôle sur le simulacre est difficile, bien qu'il ne résiste qu'à peine. La tête me tourne, maintenant que j'en ai à nouveau une, et je vomis. Ce quelque-chose de désagréable qui flotte dans l'air, je m'en souviens maintenant. J'avais ressenti la même chose lors de ma première incarnation : il y a de l'orichalque pas loin. Tout proche, même, bien plus qu'au XIVe siècle dans la maison de ce templier où ma stase était gardée. J'affirme mon contrôle sur cette femme, Mathilde, tandis que ses souvenirs m'assaillent, et que je découvre la pièce autours de nous. Je ne dois pas me laisser distraire, la forme au dessus de nous, elle a pris ma stase et s'éloigne rapidement. Il fait sombre, nous somme dans une sorte de cave, éclairée uniquement par des bougies. Une table, des chaises, certaines renversées, et des cadavres vêtus de toges noires. C'est nous qui avons fait ça. Enfin, eux, nos simulacres, car ça y est, les autres Nephilims dans la pièce ont chacun pris le contrôle d'un des humains. Nous sommes trois femmes, et deux hommes. Ils sont dans le même état que moi. On ne se reconnaitra que plus tard, mais il y a là Evidaï, que j'avais connu à Grenade quand il était le talentueux assassin Oum-El-Kheir. Il y avait là deux autres Nephilim rencontrés à l'époque de la chute de Grenade : Mià, qui avait profité des travaux du Chariot, et Nassim, que je n'avais que brièvement rencontré à cette époque, mais avec qui j'avais participé à l'Exode invisible pendant les années noires. Et enfin, Iho, un alchimiste avec qui j'avais collaboré au projet Mercure Rouge. Est-ce une coïncidence ? Nous n'avons pour le moment là pas le temps d'y réfléchir. La pièce dans laquelle nous nous trouvons a plusieurs portes. Près de l'une d'elles se trouve une fresque murale représentant Hécate, et entre les deux, une épée plantée dans le sol. Une épée d'orichalque, qui garde sans doute la sortie. Evidaï se précipite dans cette direction, à la poursuite de nos stases, tandis que nous fouillons rapidement les corps et les autres pièces, qui se révèlent être des chambres spartiates : un lit, un bureau. Dans l'une d'elle, un homme en toge noir, mortellement blessé, que Iho interroge. Je fouille les corps, mais ne trouve aucune pièce d'identité, juste des clés de voitures que j'empoche. Mià a de la peine à prendre le contrôle, l'orichalque la gène. Je l'aide à sortir de la pièce et nous suivons un couloir pris précédemment par Evidaï. Les souvenirs affluent. Deux jours plus tôt, je... non, Mathilde était au Puy-du-fou avec ses collègues de travail. Ils faisaient découvrir l'endroit à Sahidi, une indienne qui a rejoint le centre de recherche depuis peu. Elle s'est absentée pour aller aux toilettes. Une fois seule, une grande lumière l'a survolée : un ange. Tout est devenu noir. Le souvenir suivant, Mathilde était maintenue au sol, une violente douleur à l'épaule. On l'a marquée au fer rouge, du symbole de l'anarchie. L'ange a donné les ordres, et les personnes présentes, qui sont maintenant nos simulacres, ont obéi. Ils sont allés dans un musée, armées, ont tués tous ceux qu'ils ont rencontré, on même fait signes aux caméras de sécurités. Puis ils ont descendu un escalier, et ont finalement abattu des hommes en toge noir, avec un crane brodé sur le torse, dans une cave éclairée avec des bougies. L'ange est revenu, a posé des objets sur la table : un vieux carnet doublé de cuir, deux objets d'os, une tapisserie à la licorne: nos stases. Maintenant que j'ai sorti Mià de la pièce, elle arrive à reprendre totalement le contrôle de son simulacre. Le couloir derrière la porte nous a mené à une pièce, un vestiaire. Dans les casiers, nous trouvons quelques toges noires ornée du crâne. Une porte nous mène à un escalier. Je me souviens que Mathilde, contrôlée par la volonté de l'Ange, a fait le chemin inverse. Le musée devrait donc être à l'étage supérieur. C'est bien le cas. D'autres corps, nos victimes, gisent sur le sol. Des mystes, sans le moindre doute. La symbolique d'Hécate et de la mort leur est propre. Nous sommes dans le musée d'une petite ville du nom du Villiers, et nous avons fait un massacre. Nous arrivons à l'étage. Iho décide qu'il fuir tout de suite et nous donne rendez-vous devant la cathédrale de Lyon dans trois jours. Il quitte les lieux. Nous entendons des sirènes de police au loin, nous cherchons rapidement une salle de sécurité où pourraient se trouver les bandes des caméras auxquelles nos simulacres ont souris longuement, mais nous ne trouvons rien. Evidaï a trouvé des clés de voiture, nous sortons. Grâce au verrou automatique, nous repérons les voitures, et sautons dedans. Evidaï et Nassim dans un break, Mià et moi dans un coup BMW. Ayant repéré par où était parti Iho, je le rattrape et il saute dans la voiture. Il était parti si vite que je n'avais pas eu le temps de lui dire que j'avais trouvé ces clés. Nous quittons la ville, et le hasard veut que Nassim et Evidaï soient sur une route parallèle. La police ne nous ayant pas repéré nous mettons à profit les quelques euros que Mià a trouvé dans la caisse du musée pour nous remplacés les vêtements tachés de sang que certains d'entre nous portent, et nous débarrassons des autres. Enfin, nous avons le temps de souffler. Nous sentons toujours nos stases qui s'éloignent, vers le nord, à environs 25 kilomètres de distance. Maintenant que nous sommes véhiculés, et que nos vêtements ne risquent pas de nous trahir en cas de contrôle, nous pouvons nous déplacer librement, du moins pour le moment. Nous envisageons de nous séparer pour aller effacer les traces au musée, et pour traquer nos stases. Mais finalement, aucune de ces solutions ne sera appliquée. La police doit grouiller sur place, il est sans doute trop tard pour effacer quoi que ce soit. Et d'un seul coup, nous ne ressentons plus nos stases. Jamais cela ne nous était arrivé. La seule explication, c'est qu'elles aient été emportée dans un autre plan, un Akasha peut-être. Nous discutons un peu de ce que nous savons, et nous enfin nous nous reconnaissons, puisque nous nous étions déjà rencontrés, du moins plusieurs d'entre nous. Confrontant nos expériences et la mémoire de nos simulacres, il s'avère que chacun d'eux se trouvait au Puy-du-fou, et qu'ils ont été enlevé au même moment. Iho ayant lui-même pour métamorphe un ange, il trouve que celui que nous avons vu n'est pas normal, il pourrait s'agir d'un Nephilim gangréné par le Khaiba. Iho nous fait part des dernières paroles du myste qu'il a interrogé. Celui-ci a parlé d'une grille de Cardano, un objet utilisé pour crypter des informations. Il n'avait plus l'original, mais en avait fait une copie, et Iho l'a prise avant de quitter les lieux. L'homme a aussi mentionné Johann Tinney, qui possédait le support sur lequel appliquer la grille, mais qu'il n'était qu'un idiot, ignorant tout de l'importance de ce qu'il possédait. Il a indiqué que c'est madame Diane, du club SM, qui a mis en relation Tinney et les mystes. Forts de ces informations, nous partons pour Poitiers, chez le simulacre d'Iho. C'est le lieu le plus proche, il a de l'argent, et étant un informaticien talentueux, il veut tenter de mettre les bâtons dans les roues des autorités qui vont se mettre à notre recherche. Alors que nous sommes dans son appartement, une étrange créature apparait à la fenêtre, une sorte d'oiseau de Ka-Air, un effet dragon. Il traverse la fenêtre, Evidaï se jette sur lui. Nous essayons de l'attaque, mais ils s'enfuit après avoir blessé Evidaï, et emportant avec lui un fragment de Ka-Air de son pentacle. Iho nous achète de nouveaux natels afin que nous puissions communiquer, et se met au travail dans un cybercafé près de chez lui, en utilisant un de ses trois ordinateurs portables pour piloter son PC, bien plus puissant, à distance. Ambroise, le simulacre d'Evidaï, étant un receleur déjà condamné, il est déjà fiché. Iho s'occupe d'abord d'effacer son casier pour éviter que ses empreintes ne l'identifient. Puis, il s'attèle à d'autres taches : faire des recherches sur Johann Tinney et Diane, et surtout proposer à d'autres hackers de semer le chaos dans l'enquête sur le massacre du musée de Villiers par tous les moyens possibles. Pendant ce temps, en compagnie de Mià, dont le simulacre est plus ou moins sans domicile fixe, je me rends chez Mathilde, à la Trinité-sur-Mer, pour récupérer ses papiers et de l'argent. Evidaï fait de même en se rendant à Blois, chez Ambroise. Là, il prend contact avec un type que voulait refourguer des marchandises à Ambroise, afin de ne pas éveiller des soupçons, vu que c'est la personne avec qui Ambroise avait rendez-vous au Puy-du-fou. Ensuite, ils se rendent à Melun, chez Jessica, le simulacre de Nassim. Jeudi : les portes du pénitencier bientôt vont... s'ouvrir Nous retrouvons tous Iho à Poitiers dans la matinée. Il a fait du bon boulot : l'enquête piétine, Ambroise est blanc comme neige, et il a trouvé une Madame Diane qui dirige un club SM, les Portes du Pénitencier, à Chatelroux. Ayant piraté leur site internet, il a trouvé la liste des adhérents, dont Johann Tinney. Il note ainsi plusieurs autres noms, au cas où il faudrait montrer patte blanche. Mais avant de nous y rendre, Iho veut contacter son Arcane, la Papesse. Il sait où se trouve une hermétèque près de Limoges et nous partons donc vers le sud. Il leur demande des informations sur l'étrange oiseau, et aussi si des Akasha sont connus dans la région où nos stases ont disparu. Puis nous partons encore plus au sud, à la recherche de son refuge, où aurait du se trouver sa stase, un focus et un artefact. Comme il s'en doute, il n'y a plus rien, à part son ancien athanor, désactivé par sa remise en stase cinquante ans plus tôt. L'artefact contenait un puissant sort de contrôle mental, et c'est bien sûr ce dont s'est servi le kidnappeur pour contrôler nos simulacres. Nous repartons vers le nord. Nos camarades se sont rendus au Puy-du-fou, et on trouvé des traces de corps trainés jusqu'à un parking, ce qui correspond avec les souvenirs que nous avons de l'enlèvement. Nassim récupère sur le parking la voiture de Jessica. Mià et Evidaï passent une annonce pour contacter leur Arcane, la Maison-Dieu. Nous nous retrouvons à Chatelroux dans l'après-midi. Les "Portes du Pénitencier" se trouvent aux troisième étage d'un bâtiment, dans un quartier calme. Pas d'annonce ostentatoire, juste le nom à coté du bouton dans l'ascenseur. Nassim et Iho se rendent là bas en tant que clients qui ont eu connaissance de la boite par le site internet, se font passer pour des curieux débutants en SM, mais demandent plutôt un homme pour Nassim. Le club étant uniquement pourvu en hôtesse, ils ont ainsi une excuse pour s'eclipser et revenir plus tard. Ils ont repéré le bureau de madame Diane, mais il semble uniquement là pour faire joli. Par contre, une porte fermée dans ce bureau pourrait être plus intéressant. Le soir venu, ils retournent sur place, pendant que Mià et Evidaï s'attaquent au reste du batiment. La cave révèle un "donjon" avec tout l'attirail pour ceux qui aiment être enchainé au mur. Les autres étages, là où il n'y a pas de noms sur les portes, sont des appartements de jeunes femmes, sans doute les hotesses. Ils restent ensuite près des disjoncteurs, prêts à couper le courant dans l'immeuble en cas de problème pour nos deux infiltrés. Nassim et Iho, après avoir flâné un peu, s'éclipsent dans le bureau de Diane. La petite pièce derrière celui-ci est nettement plus fonctionnelle: un ordinateur, un lit, des barreaux à la fenêtre. Je les repère par la fenêtre, tandis qu'ils impriment quelques informations, qu'ils jettent à travers les barreau. Je récupère la boulette de papier : madame Diane y parle de Johann Tinney, qui s'est vanté auprès d'une des filles d'avoir eu des exorcistes parmi ses ancêtres, dont un en particulier, Augustus. Cette information a été transmises plus loin, au responsable de l'ODLA, l'Organisation pour la Défense et la Libération Artistique. La mission étant accomplie, avec un minimum de casse, nous évacuons. Mià et Evidaï utilisent les contacts de la Papesse pour enfin se signaler à leur Arcane, et obtenir un peu de matériel, dont une petite trousse contenant tout ce qu'il faut pour crocheter les portes au lieu de les enfoncer, mais aussi des informations sur les mystes de la région. Il y a un certain nombres de groupuscules peu dangereux, qui servent entre autres au recrutement, comme les "Portes du Pénitencier", le musée de Villiers, la boutique ésotérique "Au deux lunes", l'ODLA... Tout cela est chapeauté par deux organisations plus importantes et plus dangereuses : un asile de fou "Au clair de lune", et une association de pharmaciens. Vendredi : Visite dans l'au-delà Nous passons la journée suivante à surveiller le manoir de l'ODLA, et récupérer des informations comme les plans au cadastre. Nous voyons beaucoup d'aller et venues. Le manoir sert d'atelier pour toutes sortes d'artistes. Nous décidons d'agir à la faveur de la nuit. Malgré les encouragements d'Iho, Evidaï et Mià ne souhaitent pas demander à la Maison-Dieu une équipe de secours au cas où ça tournerait mal. D'après les plans, les appartements du maitre des lieux se trouvent au deuxième étage. Une fois la maisonnée endormie, Mià, Evidaï et moi passons le mur d'enceinte avec l'aide d'Iho, qui reste en arrière avec Nassim. Nous nous glissons jusqu'à la porte de derrière, qu'Evidaï crochète habillement, et nous entrons. Je peine à retrouver mes reflexes d'assassin. Grenade, c'était il y a cinq siècles, et je manque singulièrement de discretion. Heureusement, tout le monde dort à poings fermés. Nous atteignons le deuxième étage, les appartements du chef ce groupe. Nous sommes dans un grand salon. Des ronflements proviennent d'une chambre sur la droite, et nous savons que le bureau est à gauche. Je suis tellement attentif à ne pas trébucher et à regarder où je mets les pieds que je ne vois pas la vitrine devant moi. Je la percute de plein fouet et brise une vitre dans un grand fracas. Sonné, je reste interdis, tandis que le dormeur se réveille. Mià et Evidaï se placent des deux cotés de la porte de sa chambre, prêts à intervenir quand il sortira. Mais hélas, il préfère appeler pour réveiller ses sbires, et nous entendons le bruit d'une arme qu'on charge. Je m'occupe de bloquer la porte par laquelle nous sommes arrivés, tandis que mes deux compagnons entrent enfin dans la chambre. Ils sont attendus, les balles fusent. Les échanges de coups de feu sont brefs, et bientôt, Mià git dans une mare de sang, tandis que le myste rend l'âme. A l'extérieur, Nassim et Iho se préparent à intervenir. Iho détruit les deux caméras, et ils entrent dans la maison, mais Nassim est lui aussi gravement blessé. Iho le ramène à la voiture, et nous prévient par téléphone qu'il a vu par la fenêtre que le myste que nous avons abattu a passé un coup de fil. Evidaï en fait autant et demande de l'aide à son Arcane. Je stoppe l'hémorragie de Mià du mieux que je peux. Pendant ce temps, les autres habitants de la maison canardent la porte que j'avais verrouillée. Avec Evidaï, nous alternons la surveillance, mais ils ne tirent qplus. Fouillant la chambre, je découvre, caché sous un tiroir, un journal intime qui nous en apprendra plus. Evidaï commence à tracer un pentacle, et invoque une créature de kabbale, une sorte d'angelot qui chante une litanie à Mià, qu'elle est la seule à entendre. Iho est revenu en bas et coupe le courant ce qui me permet de traverser la pièce pour récupérer un PC dans le bureau et démonter le disque dur, sans subit un feu trop nourri. Je ramasse aussi le téléphone portable du myste. Les minutes passent, et personne ne bouge, il est clair qu'ils comptent sur des renforts rapides. Comme nous avons tout ce qu'il nous faut, nous préparons notre fuite, en attendant que le chant du séraphin ne finisse de soigner Mià. J'attache les draps entre eux pour nous permettre de filer par la fenêtre, en profitant du manque de réactivité de nos ennemis. Iho nous rejoint et nous aide à descendre Mià, puis nous suivons. Nous rejoignons la voiture sans être remarqués et mettons les voiles. Sur le natel du myste, nous ne trouvons rien d'intéressant, aussi enlevons nous la batterie pour éviter d'être tracés. Le natel est envoyé à la Maison-Dieu, Evidaï les prévenant de l'arrivée de ce colis en même temps qu'il annule l'équipe d'intervention censés nous évacuer. Nous nous arrêtons dans un motel, où Evidaï retrace son pentacle pour lancer le même sort à nouveau, et soigner Nassim. Nous pouvons enfin analyser le journal et le disque dur, qui nous apportent les même informations, à peu de choses près. Des confirmations de ce que nous avait appris la Maison-Dieu sur la présence myste, et surtout le fait que l'info concernant Johann a été passée plus haut. Notre psychologue a été interné à l'asile de la Lune Bleue depuis une semaine. Le jeu de piste continue, mais cette fois nous touchons au but. Nous décidons de nous rendre chez Johann Tinney, pour voir si nous trouvons des informations intéressantes. Nous avons obtenu son adresse grâce à Iho et à son piratage de la base client de la boite SM. D'après sa boite aux lettres, cela fait plusieurs jours qu'il est parti. Sur son PC, ses e-mails indiquent qu'il a manqué plusieurs rendez-vous, professionnels ou non. Nous estimons donc qu'il a été interné depuis une semaine. Nous trouvons les clés de son cabinet, et nous nous y rendons, mais nous n'obtenons aucune autre information, et décidons de nous concentrer sur la clinique. Samedi : Selenim night fever Nous envisageons plusieurs solutions pour nous introduire dans l'asile. La première serait de se faire interner, mais il y a un risque certain : l'endroit est rempli de mystes, on peut se faire repérer à tout moment. De plus, se faire interner peut sembler facile, mais encore faut-il pouvoir en sortir ensuite. Une autre proposition est l'incendie criminel, dans la panique quelques pompiers de plus sur les lieux pourraient passer innaperçu. Une troisième solution, faire courir le bruit qu'une attaque sur l'asile se prépare, pour les forcer à transférer Johann Tinney. Mais rien ne permet d'affirmer qu'ils le transferrons, et nous risquons de perdre sa trace si nous échouons. Deux autres éléments viennent nous mettre les batons dans les roues. Le premier, c'est notre visite des Portes du Pénitencier, suivie de l'attaque sur l'ODLA, qui aura certainement mis la puce à l'oreille des mystes. Ils n'ont aucun moyen de savoir que nous cherchons Johann, mais ils peuvent s'en douter. Quant au second, c'est une surveillance de l'endroit qui nous l'apprend. Les champs magiques sur le terrain qui entoure l'asile sont comme atrophiés. La seule raison qui peut l'expliquer serait la présence d'orichalque, mais les mystes n'auraient pas sacrifié le précieux métal simplement pour rendre l'endroit contaminé. Nous n'avons pas l'explication, mais nous ignorons si nous seront capables de mettre un pied sur place. Même si c'est le cas, cela accentuerait le risque d'être repérés. Si nous ne pouvons entrer nous-même, qui pourrait le faire ? La réponse est évidente : un Selenim, insensible à l'orichalque. Qui plus est, un endroit fort en émotions comme un asile de fous leur est bénéfique. Nous n'en connaissons pas, mais en contactant la Maison-Dieu, Evidaï et Mià découvrent l'existence d'un Selenim qui se rend déjà régulièrement dans cet asile. Nous obtenons son adresse, il vit dans la région, et nous décidons de lui demander son aide. Iho se rend donc chez lui, lui explique la situation, et ce que nous attendons de lui. En échange, nous lui proposons une copie de la grille de Cardano et l'accès à l'ouvrage écrit par Augustus, l'ancêtre de Tinney. Iho ajoute que s'il voulait nous vendre aux mystes, la puissance de nos trois arcanes seraient contre lui. Le Selenim est intéressé par l'ouvrage. Il y a un risque qu'il s'en serve contre des Nephilims, mais s'il veut vraiment séparer un Nephilim de son simulacre, tuer le simulacre reste le plus simple. Son intérêt est sans doute dans le fait que cela permettrait, peut-être, à un Selenim, de changer de corps, chose qui ne leur est pas possible. Il accepte, est commence pour nous la longue attente. Va-t-il se conformer au plan ? Va-t-il réussir ? Quelques heures plus tard, il est de retour et nous raconte comment il a eu accès à Tinney, en proposant aux mystes de le faire parler. Il a réussi. Par contre, nous devons faire vite. Les mystes lui avaient maché le travail et Tinney est sur le point de craquer. Le livre se trouve dans la maison des parents de Tinney. Nous nous y rendons la nuit même, y pénétrons par effraction, volons l'ouvrage. Nous remplissons notre part du marché en laissant le Selenim utiliser la grille de Cardano sur le livre. Puis, nous le récupérons, et trouvons un endroit tranquille pour commencer la traduction. Le livre est en latin, mais nous touchons au but. Je ne peux m'empêcher de me demander si c'est que voulait l'Ange qui a volé nos stases. J'ai l'impression qu'avant notre éveil, nos stases ont beaucoup bougé. Il est curieux qu'un nexus ou un plexus se soit matérialisé justement à cet endroit au moment ou l'Ange apportait nos stases après que nous ayons massacré les mystes du musée. Peut-être que les déplacement de nos stases visait à les remplir, mais juste pas complètement. Peut-être que le mystérieux effet-dragon qui a pris un peu de Ka-Air à Evidaï n'a fait que reprendre son dû ? Ces créatures ne quittent leurs cieux que si on les dérange. Et si l'Ange avait utilisé ces effets-dragons pour leur voler le dernier morceau de Ka qui manquait au remplissage de nos stases? Cela expliquerait notre éveil au bon endroit et au bon moment, et l'attaque de l'effet-dragon. Mais alors, quel aurait été le but de l'Ange? Que nous récupérions le livre d'Augustus? Il ne pouvait sans doute pas utiliser le Glam Dicin pour forcer nos simulacres à le faire, mais compter sur nous, sans rien nous dire, me semble une méthode très aléatoire. Mais qui peut dire ce qui passe par la tête d'un khaïba ? Peut-être espère-t-il se soigner en utilisant l'exorcisme sur lui-même? Et pourquoi nous avoir marqué au fer rouge le symbole de l'anarchie? |
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