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D'entre les morts...




Même la mort...

Voici une petite aide de jeu parue dans un vieux Casus, et que j'ai du utiliser pour cette campagne. Le texte original a été un peu modifié.

...ne pourra nous séparer. Je reviendrai...

Le 17 juin 1999, à trois heures du matin, un scénario qui a commencé quelques dix heures auparavant prends fin. Et là, un personnage, appelons-le Kundun, pète un plomb et attaque un pauvre moine sans défense. Les autres personnages réagissent, Kundun les agresse, et il finit par être tué par ses petits camarades. La partie prends fin peu après.

Après avoir dormi et réfléchi, je me demandai que faire; il était tard, nous étions un peu fatigués, pas vraiment sobres... Par ailleurs, qu'est ce qui aurait poussé le personnage à faire ça? De plus, Kundun était le moteur de cette campagne, puisque c'est son maitre Slayne qu'il voulait sauver. Les autres persos ne connaissaient même pas Slayne. J'ai donc envisagé de proposer aux joueurs d'oublier ce pathétique incident, et de reprendre la partie comme s'il ne s'était rien passé avec ce moine innocent. Mais cela ne me satisfaisait pas. J'aurais peut-être du intervenir au moment ou Kundun attaquait pour demander au joueur si c'était vraiment ce que voulait son personnage. Mais d'un autre coté, je ne pensais pas que les autres allaient le tuer.

Finallement, je ne voulais pas revenir en arrière. Mais cela ne signifiait pas que Kundun allait disparaitre; il avait encore une mission à accomplir: repartir dans le passé pour sauver son maitre. S'il ne le faisait pas, jamais Slayne ne pourrait recueillir Kundun quand il était bébé. La mort de Kundun me mettait donc en face d'un paradoxe temporel. Pour éviter cela, je décidait de faire de Kundun un fantôme. Son âme tourmentée ne pourait trouver le repos tant qu'il n'aurait pas sauvé Slayne. Et Ravenloft, le demi-plan de l'effroi, était le lieu tout indiqué pour l'apparition du spectre de Kundun.

Ceux qui nous hantent

Kundun est donc devenu un spectre. Semi-translucide, et totallement immatériel. Il peut être repoussé par un vade retro, voire détruit en cas de réussite critique du prêtre. Il ne s'agit pas d'une seconde chance, mais d'un sursis, qu'un destin cruel et facétieux lui impose comme une dernière épreuve, avant que son âme ne retrouve le grand néant de la mort. Kundun ressemble à une forme éthérée qui le représente tel qu'il était juste avant sa mort. Il garde toutes ses possessions. Il peut passer à travers des trous de serrure, des fissures, même tout ce qui est solide, mais risque à chaque fois de voir les atomes de son essence immatérielle dispersés. En cas d'échecà un jet de Pouvoir, le fantome de reforme 1d4 heures plus tard. Il est insensible au froid, à la chaleur, aux attaques physiques. Par contre il est affecté par les armes magiques, les sorts. S'il subit de telles attaques et qu'elles se révèlent être mortelle, il est dispersé pour 1d4 heures.

Etant immatériel, il ne peut agir sur le monde matériel, ni communiquer. Pour cela, il doit devenir tangible: jet sous le Pouvoir x 3, deux tentatives par heure. Il ne peut rester dans cet état que pendant un nombre d'heure égale à son Pouvoir / 2, après quoi il doit  passer au moins 3 heures sous forme immatérielle. Sous forme matérielle, il peut lancer des sorts, parler, se battre, être blessé et même tué, auquel cas il est definitivement détruit. Il lance ses sort avec la moitié seulement de ses points de magie (pouvoir). Il peut en plus inspirer la peur sous forme immatérielle, et léviter à volonté.

La danse des damnés

Le fantôme conserve ses principaux traits de caractères, mais il a été transformé par l'épreuve, ce qui peut se traduitre de plusieurs manières:

-l'obsession. L'âme de Kundun est parvenue à échapper temporairement à la mort, il lui faut maintenant accomplir coute que coute sa tâche avant de mourir pour de bon. (C'est cette option qui été retenue dans le cas de Kundun.)

-la cruauté. Il est mort, pourquoi se soucier de la vie des autres? Seul sa vengeance compte. La question est: envers qui? Et comment l'accomplir?

-la résignation. Epuisé moralement par l'effort qu'il lui a fallu fournir pour rester en vie, le nouveau fantome se désespère de son nouvel état et de l'issue qu'il sait inéluctable. Pourquoi lutter? Ne vaut-il pas mieux hanter une ruine en attendant la fin?

-l'exaltation. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, mais il sait que sa personalité, ce qu'il est au fond de lui a survécu. Son sens du devoir le pousse à se mettre au service de sa cause et de tout ceux qui ont besoin de lui.


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D'entre les morts...
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