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Asim (par Klod) Comme nous l'avait demandé: Asruel, et comme nous n'avions rien de mieux à faire, nous nous sommes rendus à son rendez-vous pour discuter des opportunités qu'il pourrait proposer à notre groupe. Celles-ci consistaient essentiellement en la constitution d'un ordre des chevaliers et d'un ordre spirituel afin de répandre le culte de Rungda dans tout l'empire. Yuri accepta rapidement le marchcé et se vit offrir le poste de général (enfin, un truc dans le genre...) des chevaliers. Dans le même temps, Serverus, Thindar et Beltham, saoûlés par les propos de notre bon Asruel, décidèrent de se saoûler plus concrêtement, chez Moll. Quant à Sushinda et moi-même, nous sommes restés et avons conclu que nous étions prêts (de même que Serverus, Thindar et Beltham) à assurer la protection des prêtres de Rungda, dans le seul but de pouvoir parcourir le monde et de retrouver Kazad et la Porte de Phoenix. Bien sûr, Sushinda parvint à négocier une rémunération et des équipements pour nous tous, sans quoi nous n'aurions pas pu assurer la sécurité de quiconque... (même pas grâce à la petite hache de Beltham ou encore l'épée "trancheuse" de Thindar :-)) Dès que nous eûmes quitté le temple de Rungda, notre petit groupe s'éparpilla et je décidais de me rendre au temple de Visendar pour offrir mes prières à ce Dieu de la Connaissance. Arrivé sur place, Melikar, le grand prêtre de l'ordre de Visendar, m'assura que son Dieu et Oghma n'en était en fait qu'un seul connu sous deux noms différents. Cette information me réconforta et je me mis à prier dans un lieu étrange - en forme de puit - prévu à cet effet. J'entendis les paroles de Visendar et recouvrai l'intégralité de mes pouvoirs ainsi que 2 nouveaux. Cette sensation était très étrange mais j'étais persuadé de pouvoir les utiliser comme auparavant. Je partis annoncer cette formidable nouvelle à mes compagnons chez Moll et, dans le même temps, ils m'informèrent de l'étrange attitude de Sushinda, qui avait été consulter le mage Oxidor dans le but de retrouver la partie manquante de la Porte de Phoenix. Nous avions déjà eu affaire à ce mage pour régler le petit problème de bottes de Beltham et nous l'avions trouvé pour le moins... Toujours est-il que nous avions rendez-vous chez Oxidor pour lui exposer en détail nos pérégrinations. Mes camarades, non contents de devoir partager un repas chez un puissant magicien, pestèrent également contre la "faible" rémunération que nous avions obtenus de la part d'Asruel. Il est vrai que nous ne recevrions que des pièces d'argent mais c'était toujours mieux que rien, non ? Et puis, ils n'avaient qu'à rester avec nous pour négocier les termes de l'arrangement... Avant de partir pour la maison d'Oxidor, je devais participer à l'office quotidien au temple de Visendar, mon Dieu. Je finis donc mon infusion de tilleul cul sec et je me dépéchai. Arrivé sur place, je fis part de ma volonté d'accompagner mes camarades dans le but de protéger les prêtres de Rungda à Melikar. Il ne cacha pas son agacement et me fit savoir qu'il devrait y réfléchir avant de me laisser partir ou non. Pour ma part, la chose était claire, j'accompagnerai avec mes amis. N'avais-je pas été entendu par Visendar et ne m'avait-il pas reconnu comme prêtre ? Je n'avais que faire des gueguerres intestines entre les temples de ce monde, du moment que je consacrais du temps à méditer et à prier, mon Dieu resterait à mes côtés. Après l'office, au cours duquel je sentit monter en moi la puissance et l'aura bénéfique de Visendar, je dû effectuer quelques besognes de scribe pour satisfaire à ma nouvelle fonction. Dès qu'elles furent terminées, je rejoignis mes compagnons, chez Moll, et nous arrivâmes chez Oxidor. Le magicien nous accueillit de la plus agréable manière qu'il fût. La table était richement dressée et même moi, peu récéptif à ce genre d'attention de part ma fonction, je fus surpris par tant de victuailles. Les soupçons de mes camarades au sujet du magicien se dissipèrent très vite car Melikar m'avait assuré qu'il était entièrement fiable et qu'il officiait depuis de longues années avec talent. La discussion dévia rapidement sur la qualité du vin que d'aucun ne jugea comme mauvais (seuls Sushinda et Thindar ne furent pas d'accord sur le millésime...). Puis vint le moment où Oxidor nous demanda comment, pourquoi, dans quelles circonstances etc... nous en étions arrivés là. Je dus utiliser mon sort d'Injonction sur Beltham qui devenait par trop indélicat et j'expliquai calmenent à notre interlocuteur l'essentiel de nos aventures, pour autant que ma mémoire me le permit. Fort de ces informations, le magicien s'avoua incapable de retrouver la partie manquante de la Porte de Phoenix sans l'examiner en détail. Il se savait en présence d'un puissant artefact, ce qui nécessitait de sa part une attention toute particulière. Nous étions peu enclins à lui laisser la Porte et décidâmes de la lui confier une semaine, ainsi que Sushinda. Après tout, n'était-ce pas elle qui avait eu l'idée de le contacter ? Mais, plus étrange encore, Oxidor nous parla d'une citée à l'intersection des plans, à partir de laquelle il était facile de voyager de l'un à l'autre. Il nous expliqua également que la Porte était certainement liée à cette ville, connue sous le nom de Sigil, d'une façon ou d'une autre et que ses pouvoirs de mage pourraient certainement compenser sa partie manquante. De cette manière, nous pourrions rejoindre cette ville et, de là, retourner dans notre plan d'origine. Mais, si nous acceptions ce marché, il viendrait avec nous. Personnellement, je n'y voyais aucun inconvénient majeur. La situation était pour le moins complexe. Nous devions attendre une semaine pour savoir si le magicien était réellement capable de nous renvoyer chez nous ou non et nous devions aussi attendre une semaine pour retourner au temple de Rungda afin que Yuri (le nouveau général de l'ordre des chevaliers) nous expose ses projets. Et, pour couronner le tout, Miriel et Kundun avaient décidé de ne plus poursuivre Kazad et de couler des jours paisibles dans l'empire de Klem. Je me demande si ce monde n'est pas en train de nous absorber petit-à-petit, d'effriter notre volonté de retour et s'il ne serait pas plus sage d'en faire autant... |
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