| AD&D |
|
|
|
|
|
|
|---|---|---|---|---|---|---|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Thindar (par Leor) De bâtons en cobayes Une fois de plus, nous nous étions tous retrouvés à la taverne de notre ami Moll. Tous ? Non, deux irréductibles aventuriers étaient absents, à savoir la belle Sushinda et ce bon vieux Asim. Notre druidesse se trouvait en fait chez le magicien Oxidor. Elle s'était portée volontaire pour surveiller la Porte de Phoenix que nous avions placée entre les mains experte du magicien afin qu'il tente de la réparer. Il nous avait expliqué qu'il pouvait remplacer la partie manquante par une forme d'énergie magique, mais que cette opération pouvait durer une semaine, voire plus. Asim, quant à lui, était affairé à traduire des textes ayant trait au culte de Visendar… enfin je n'avais pas trop compris ce qu'il faisait. Je crois juste savoir que le symbole de Visendar – symbole qu'Asim s'amusait à reproduire un peu partout sur les murs de Klem - était un pénis humain. Bref, nous avions une semaine à tuer. Et, pour passer le temps, quoi de mieux que d'apprécier un tonneau de bière et un excellent ours à la bière chez Moll ? C'est ce que nous faisions alors que je commence ce récit. Après un jour de beuveries avec l'étrange elfe noir Serverus et le rustique Beltham, je décidai de faire du shopping. Je rêvais d'avoir un bâton comme celui de Saroumane le Blanc, un sorcier très puissant dont j'avais entendu parler. Je demandai à Moll s'il connaissait un magasin de magie. Dix minutes plus tard, je me trouvais dans une rue sombre et déserte, devant la porte d'une échoppe dont l'enseigne, illisible, ne me prédisait rien de bon. J'entrai prudemment dans le magasin, et découvris derrière un étal un vieil homme ridicule avec un chapeau pointu. Les étagères de ce boui-boui regorgeaient entre autres de bocaux contenant des organes et autres choses dégoûtantes qui ne m'intéressaient pas du tout. Mon regard fut par contre attiré par de merveilleux bâtons magiques. Après quelques tractations, je sortais de l'échoppe bredouille. Je dénichai par bonheur un autre magasin dans lequel je m'offris un superbe bâton de bois comme celui de Gandalf. Je retournai chez Moll tout fier de mon acquisition. Bien évidemment, Serverus, jaloux, se moqua de mon achat. Pauvre type ! Les jours passèrent… Durant ces instants de calme, je profitai de m'offrir des habits correspondant à mon rang. Je me baladais quelques heures dans les rues de Klem avec tout mon attirail, et c'est avec beaucoup de plaisir que je constatai que j'effrayais les gens, hinhinhinhin. Le quatrième jour… ou est-ce le cinquième ?… Bref, je m'en fous, l'un des serviteurs d'Oxidor déboula chez Moll, essoufflé. A ce moment, j'étais seul avec Serverus, Beltham se remplissant les poches en coupant du bois dans la forêt. Il nous expliqua qu'il avait entendu une grosse explosion dans la salle d'expérimentations de son maître. En arrivant dans ladite salle, il avait constaté que la Porte de Phoenix était en suspension au milieu de la pièce, entourée d'un halo de lumière. Oxidor étant inconscient, c'est Sushinda qui lui avait ordonné de venir nous chercher. Nous courûmes chez Oxidor. Durant notre déplacement, je perçus que quelqu'un nous suivait en courant sur les toits, mais n'y prêtai pas vraiment attention. En arrivant chez le magicien, nous découvrîmes, atterrés, que Sushinda avait disparu. Seul un morceau de sa tunique traînait par terre. La Porte de Phoenix, elle, gisait sur le sol, inerte et toujours incomplète. Nous parvîmes à réveiller Oxidor. Il nous déclara qu'il lui faudrait deux jours pour réactiver la Porte afin que nous partions à la recherche de Sushinda (nous pensions sûr qu'elle avait été happée dans une autre dimension). Serverus et moi nous rendîmes immédiatement au temple d'Asruel pour prévenir les autres de ces événements. Nous décidâmes tous d'attendre ces deux jours et de tout faire pour retrouver notre copine druidesse. En attendant, Asruel me proposa de trouver des magiciens qui accepteraient de se mettre au service de la Magie Unique du Culte de Rungda. J'acceptai et me rendis, toujours accompagné de Serverus, chez le Magicien aux 10'000 Pièces d'Or(TM). Durant le trajet, je remarquai à nouveau que quelqu'un nous épiait depuis les toits. Nous nous lançâmes à sa poursuite, sans succès. Nous arrivâmes finalement chez le Magicien aux 10'000 Pièces d'Or(TM). Ce dernier acceptait de se mettre au service du Culte à condition que nous lui fournissions des cobayes pour ses expériences. Je lui rétorquai que cela ne posait aucun problème. Il nous accompagna donc jusqu'au temple d'Asruel. Le maître du Culte fut effaré des conditions imposées par Magicien aux 10'000 Pièces d'Or(TM) et le renvoya chez lui. J'étais excessivement embarrassé vis à vis du puissant magicien, et lui promis de lui ramener un jeune cobaye pour me faire pardonner. Je remarquai un robuste jeune homme qui déambulait dans une rue et m'approchai de lui en lui demandant s'il était intéressé par un travail rémunéré par 100 pièces d'or. Quand je lui expliquai en quoi consistait ce travail, il partit précipitamment. Mais après quelques mètres, il tomba à genoux, porta les mains à son cou, puis s'évanouit. Des badauds accouraient de partout, curieux. Je m'empressais de les écarter, soulevai le jeune homme suffocant, et lançai à l'assemblée que ce jeune gars était malade et que je connaissais un bon guérisseur. Et juste avant que le pauvre innocent décède entre mes bras, je mettais un terme à mon sort de suffocation. Et, le sourire aux lèvres, je me rendai chez mon nouvel ami, le Magicien aux 10'000 Pièces d'Or(TM).
Serverus (par Julien) Ce matin là, mon réveil fut difficile car nous avions passé la nuit à boire et à manger, d'abord chez Oxidor (Quel festin !) puis chez Mol pour bien terminer la soirée. J'avais profité de la journée précédente pour refaire mon équipement et je décidai de profiter des journées à venir à l'étude de ces parchemins magiques, qui décrivaient un sort de bilocation au premier abord. Me trouvant seul dans l'auberge, je décidai de faire le tour de la ville pour trouver un coin bien tranquille pour mon travail. Une fois de retour l'auberge, j'aperçus Beltham et Thindar affalés au bar malgré l'heure avancée, je pris une dernière bière puis j'allai me coucher. Pendant les trois jours qui suivirent, je continuai à travailler sur mes parchemins. J'avais enfin réussi à traduire la plus grande partie des signes concernant la formule magique à prononcer pour lancer ce nouveau sort et j'allai enfin pouvoir m'entraîner au lancement du sortilège. Le soir du troisième jour, Yuri vint nous rendre visite à l'auberge. Il nous expliqua que sa situation était difficile et qu'il avait du mal à trouver des volontaires pour servir de gardes. Il demanda à Beltham de lui servir d'assistant. Le lendemain, je me remis à mon travail d'apprentissage qui avançait maintenant à grands pas. Thindar qui étudiait d'autres parchemins se joignit à moi. Alors que j'essayais en vain de traduire une suite de signes cabalistiques mystérieux, un des serviteurs d'Oxidor, que j'avais repéré lors de notre souper chez le mage, fit irruption dans l'auberge en hurlant ces paroles : « hache, moche, hache, petit excité, hache, guerrier » et en gesticulant comme un dément. Cet idiot semblait dans un état proche de l'évanouissement et recherchait visiblement Beltham. Il nous expliqua, affolé, qu'il y avait eu une explosion dans les ateliers de son maître. Nous le suivîmes donc dans la demeure d'Oxidor. En chemin Thindar aperçut quelqu'un qui nous suivait en sautant de toits en toits. Enfin, dans la partie inférieure de la maison, nous atteignîmes la cave dont la porte avait été soufflée par l'explosion. Oxidor était allongé à l'extérieur mais à l'intérieur il n'y avait aucune trace de Sushinda. Des morceaux de cristaux étaient éparpillés partout et la porte de phœnix, apparemment intacte, gisait au milieu de la salle. Je la remis dans mon sac à dos et commençai à inspecter la pièce. Sushinda avait disparu !! Nous trouvâmes un morceau de tissu issu de ses vêtements mais rien de plus. Lorsque le mage repris conscience, il nous expliqua qu'il avait utilisé la pointe d'un diamant pour compléter le morceau manquant de la porte par de l'énergie magique. Vraisemblablement son expérience avait du fonctionner et Sushinda avait malencontreusement été téléportée dans un autre monde ou une autre époque. Quelle galère ! Il nous expliqua qu'il pourrait retenter l'expérience deux jours plus tard après s'être reposé un peu. J'accompagnai alors Thindar au temple de Rungda pour raconter aux autres notre mésaventure et leur expliquer la situation. Cette fois nous remarquâmes tout les deux qu'un homme nous suivait en passant par les toits. Je décidai de léviter jusque sur le toit alors que Thindar entrait dans la maison la plus proche. En haut un homme inconnu m'attendait, je me jetai sur lui pour lui expliquer ma façon de penser. Après un bref combat, je réussis à le maîtriser, mais Thindar ouvrit alors la trappe qui donnait sur le toit et l'homme m'échappa et s'enfuit en sautant sur le toit suivant. Je décidai alors de me lancer à sa poursuite. Je crois que Thindar tenta alors de suffoquer ce vil espion car il s'effondra en arrivant au bout de ce toit là et tomba dans la ruelle suivante. En lévitant je le rejoignis en bas mais il me frappa au visage et je m'effondrai au sol. Thindar m'aida à me relever un temps plus tard mais l'homme avait disparu. Nous décidâmes alors de continuer notre route vers le temple de Rungda. Après avoir mis au courant Yuri, Beltham et Asim des derniers événements, Yuri nous révéla qu'Asruel nous recherchai. Une fois dans son bureau, celui-ci nous expliqua qu'il avait besoin de nous afin de recruter des mages sous la bannière de Rungda dans un ordre appelé de « la magie unique ». Mais lorsque j'essayai d'en savoir plus sur la nature de cet ordre magique et de l'intérêt des mages à y participer, Asruel se montra très évasif et finalement, agacé, il me mit à la porte. Cela ne faisait que confirmer mon avis. Ce type n'était qu'un hurluberlu qui s'imaginait que tout tomberait du ciel maintenant que Rungda avait été libérée. Ces gens totalement aveuglés par leur foi m'agacent au plus au point, et j'allais prendre un malin plaisir à voir toute son organisation s'effondrer par sa faute. Thindar sortit après quelques minutes, tout auréolé de sa nouvelle fonction de recruteur. Nous allions bien nous amuser maintenant J. Il décida de se rendre d'abord chez le fameux mage charlatan qui avait essayé d'augmenter nos capacités physiques (et qui possédait aussi 10000 pièces d'or). Après un bref entretien, Thindar lui promit que l'on lui fournirait des cobayes de qualité s'il rejoignait l'ordre de l'unique magie. Des lors le mage se montra très intéressé et il nous accompagna chez Asruel. Mais lorsqu'il commença à parler de ces conditions avec Asruel, la couleur du visage du prêtre de Rungda prit successivement toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, puis il s'effondra sur son siège. Visiblement un nécromancien ne convenait pas. Nous raccompagnâmes le mage très irrité chez lui et Thindar lui promit de lui fournir un cobaye dans la journée en guise de dédommagement. J'avais déjà pus constater que Thindar avait des penchants pour la nécromancie et pour les vils agissements mais je ne m'attendais pas du tout à ce qui allait suivre. Lorsque je pris conscience de ce qu'il allait faire, je m'éloignai rapidement pour observer la suite de loin. Inconscient, le fou se mit alors à suffoquer un pauvre malheureux dans la rue car celui-ci avait refusé de servir de cobaye. Heureusement aucune patrouille se trouvait dans le coin. Quand l'homme s'effondra, Thindar s'approcha de lui et expliqua aux curieux qui regardaient qu'il savait comment le soigner…. Il ramassa le corps de l'inconnu pour le ramener chez le mage.
Sushinda (par MAB) Mois d'Eleinte, jour 29 Pfiuu... Déjà deux jours que je suis dans cette cave. Il est bien gentil, Oxidor, mais je trouve qu'il pourrait aérer de temps en temps sa cave. Et il pourrait aussi me faire un peu la causette. Parce que là, je dois dire que je me fais un peu chier. Enfin, ces magiciens sont tous les mêmes: soit ils sont vachement bons dans leur domaine, mais alors nul pour tout ce qui n'est pas magie, soit ils sont moyens partout (je ne pense à personne en particulier, là (je dis ça des fois que quelqu'un que je connais venait à lire mon journal intime) ). Enfin, j'espère que Oxidor va réussir à réparer cette porte, pour que je puisse retrouver Silvanus. Parce que côtoyer des dieux nyan-nyans comme Rungda, qui n'ont rien compris à la vie, ça va un moment. Il faudrait vraiment que je songe à éduquer un peu les gens de se monde, pour leur expliquer que la seule chose universelle, c'est l'équilibre prôné par Silvanus. Ah, si seulement Silvanus était là... Ce soir, Beltham est passé voir comment j'allais. Je dois dire que je n'attendais pas ça de lui. Peut-être l'ai-je mal jugé? Toujours est-il que je ne peux me permettre de quitter la porte des yeux. C'est effet mon seul espoir de revoir un jour Silvanus. J'espère que Beltham comprendra. Mois d'Eleinte, jour 30 Cette nuit, j'ai fait un rêve bizarre, dans lequel intervenait un chêne. Celui-ci, sous la pression d'une ville, périclitait peu à peu. Je ne peux m'empêcher de croire que ceci est un rêve prémonitoire. Mais quelle serait sa signification? Le chêne représenterait-il Silvanus? Si c'est le cas, est-ce que ça veut dire que Silvanus est en danger? Il est vrai que tant qu'hommes, elfes, orques et autres créature doués d'une conscience s n'auront pas tous compris qu'ils font partie de la nature et qu'ils doivent travailler avec la nature et non contre elle, Silvanus sera en danger. Ce rêve signifierait-il que le déséquilibre a définitivement gagné la partie? Je ne peux pas y croire... Enfin, le plus important pour l'instant, c'est la porte de Phoenix. Il semblerait qu'Oxidor aie travaillé toute la nuit sur la porte. Il est donc tout a fait possible que mon rêve ne soit dû qu'à mon manque de sommeil, ainsi qu'au fait que je n'aie plus vu d'arbres, ni d'ailleurs le soleil depuis plusieurs jours. Je vais faire quelques exercices de méditation, et essayer d'observer un peu la faune de cette cave. Le soir, enfin. Je tombe de sommeil. La journée a passé assez vite. Il faut dire que les araignées vivant dans cette cave sont très intéressantes... Je n'ai pas de nouvelles des autres. Mois de Marpenoth, jour 1 Encore le même rêve. Décidément, ça ne peut être une coïncidence. Vivement que la porte de Phoenix soit réparée! Mois de Marpenoth, jour 2 Toujours le même rêve troublant. Mais cette fois, le chêne est allé jusqu'à mourir. Je suis vraiment très inquiet. Il faut que je parle à Oxidor, pour savoir si il pense pouvoir réparer la table rapidement. D'après Oxidor, il lui faudra encore beaucoup de temps pour réparer la porte. Je lui ai dit que nous n'avions pas de temps. Il s'est alors décidé à activer ces recherches. Pour cela, il a besoin d'un diamant. Je lui ai donné une des statuettes en formes d'aigle que j'avais récupéré lors d'une mission précédente. Je suis prêt à tout sacrifier, pour retrouver Silvanus. J'attends avec impatience les résultats de l'expérience! Pourvu que la porte de Phoenix tienne! Ce qui c'est passé aujourd'hui est incroyable. Comme je l'ai déjà dit, Oxidor a tenté d'accélérer le processus de réparation de la porte. Au moment de passer à l'action, il m'a fait sortir de son laboratoire, en me disant que ça pouvait être dangereux. Je lui ai obéi, mais a contre coeur. C'est alors qu'un moment plus tard, j'ai entendu une grande détonation. Je me suis donc précipité dans le laboratoire, et là quelle ne fut ma surprise! De la statuette en diamant, un faisceau de magie pur jaillissait pour aller frapper la porte de Phoenix à l'endroit ou manquait le morceau de la porte. De là, le faisceau s'élargissait, pour former une sorte de porte inter-univers. Oxidor gisait inanimé à côté de la porte de Phoenix. Je me suis alors penché vers l'ouverture inter-univers, et j'ai appelé Silvanus. Et oh comble de bonheur, il m'a répondu! Malheureusement, la faille inter-univers avait tendance à se rapetisser. Il me fallait donc faire un choix. L'appel de Silvanus étant le plus fort, j'ai décidé de traverser la faille. Mais bon, il me fallait quand même un moyen pour indiquer à mes compagnons où j'étais allé. C'est pourquoi j'ai fais appel aux serviteurs d'Oxidor, pour qu'ils aillent les chercher à l'auberge de Moll. Mais comme la faille ne cessait de rétrécir, je me suis décidé à la traverser, non sans laisser une trace de mon passage: un bout de mes habits. J'espère qu'ils comprendront ce signe! Bon, il me faut maintenant essayer de déterminer où je suis arrivé. Et ça, c'est pour la suite de mon journal! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|